Hedjaz Grand Liban

Vu en vente sur http://www.actualitephilatelique.fr/.

Bloc de quatre avec millésime 0 (1920) surchargé en noir, GL/HEDJAZ/P.S.2.

hedjaz millésime 0.png

Ceci confirme le tirage sur planche au type 1A à partir des planches de 150. Il est précisé que le timbre est resté non émis, ce qui ne correspond en revanche en rien au fait qu’il ait été utilisé, au moins comme fiscal.

On retrouvera l’essentiel sur ce timbre sur la page dédiée au CHEMIN DE FER DU HEDJAZ

Smyrne, 2ème jour du tarif

Le bureau est de Smyrne fonctionna entre 1920 et le 1er mai 1923 en tant que secteur postal « Trésor et Postes 528 ». Bureau militaire tout d’abord, il fut ouvert aux civils à partir de juin 1920. Après le 1er mai 1923 et jusqu’à la fermeture du bureau les timbres furent annulés par une griffe « Postes françaises à Smyrne ».

Depuis 1910, le tarif de la lettre simple était de 25c. Le premier avril 1921, ce tarif passa à 50c, le 25c bleu pouvant évidemment être alors utilisé en paire. C’est le cas sur ce pli, lettre simple avec paire semeuse n°140 en paire, toujours intéressante à regarder car il s’agit du 2ème jour du tarif.

2eme jour tarif smyrne

Affranchissement à 50c, « Trésor et Postes 528 » de Smyrne, le 2 avril 1921

Chemin de fer du Hedjaz

Après de nouvelles informations et découvertes, nous proposons une nouvelle page sur le chemin de fer du Hedjaz et les timbres surchargés qui s’y rapportent. Elle est consultable en suivant ce lien : https://semeuse25cbleu.net/usages-non-postaux-2/chemin-de-fer-du-hedjaz/

hedjaz X3 2:2

Postes belges en France

Après qu’il s’est replié en septembre et octobre 1914 dans le nord de la France et en Normandie, le gouvernement belge au Havre et à Sainte Adresse reçut un privilège d’extraterritorialité. L’une des conséquences de cette extraterritorialité fut que le gouvernement belge put employer ses propres timbres-poste, créant ainsi une « poste belge en France ». Toutefois, cette poste belge en France recouvre deux réalités bien distinctes.

Bureau spécial au Havre et à Sainte Adresse

D’une part, un bureau spécial pour les opérations effectuées au Havre et à Sainte Adresse par des ressortissants belges a utilisé le timbre à date du Havre à partir du 18 octobre 1914. A la fin de ce mois d’octobre, il fut remplacé par un timbre à date spécifique « Le Havre Spécial », qui fut utilisé jusqu’au 14 octobre 1915.

belgique-le havre 1914

Du 15 octobre 1915 jusqu’au 22 novembre 1918, c’est un troisième cachet, bilingue celui-ci, qui fut utilisé.

Opérations postales des Divisions d’armée

D’autre part les opérations postales des unités en campagne (Division d’armée). Ces opérations sont confirmées par des Marques des formations belges en France assurant la franchise.

Il en va ainsi des centres d’Instruction de l’Armée belge qui étaient répartis un peu partout en Normandie et dans le Nord : Avranches, Ardres, Audruicq, Auvours, Bayeux, Carentan, Carteret, Coutances, Criel-sur-Mer, Dieppe, Eu, Fécamp, Gaillon, Granville, Gravelines, Grand Fort Philippe, Honfleur, Saint-Lô, Valognes.

Centre d’instruction de l’armée belge de Saint Lo, 13 mai 1915 : franchise postale accordée aux centres de l’Armée Belge.

Croix Rouge esffb (étiquette verte)

On note l’étiquette verte ES FFB et la bande de censure de l’autorité militaire

D’autres informations sur la page dédiée : Poste belge en France et poste militaire belge

Grèves des postiers de 1909

La grève en mars

Le 8 février 1909, un projet de modification d’horaires par allongement d’une heure le travail du soir, avec modification de l’amplitude horaire, provoqua la contestation sous forme de grève des agents du Central télégraphique à Paris. En effet, il était prévu que cette heure de plus ne serait pas payée au tarif de nuit, bien qu’au delà de 21h00. Le lendemain, une émeute éclata qui se solda par l’arrestation de deux postiers, bientôt relâchés. Après une entrevue au secrétariat d’État, les manifestants obtinrent partiellement gain de cause sur les horaires.

Le vendredi 12 mars, les postiers ambulants décidèrent à leur tour de manifester contre un projet de suppression de brigades. Là encore la manifestation se transforma en rapport de force et sept postiers furent arrêtés, puis bientôt trente autres. Parallèlement à ces arrestations, trente commis furent suspendus. Durant le week end, les forces de police et l’armée surveillèrent les gares parisiennes et on eut l’impression que le calme était revenu. Cependant, dès le lundi 15 mars 1909, les postiers arrêtés furent condamnés à six jours de prison ferme. Réunis en assemblée le soir, six cents postiers du Central télégraphique votèrent alors la grève, laquelle s’étendit d’abord aux autres services postaux parisiens, puis bientôt à ceux de province. Ceci dura jusqu’au 23 mars et la promesse du gouvernement de suspendre les projets en cours, de mettre en place des discussions ultérieures, de ne pas prendre de sanctions à l’encontre des grévistes.

Les documents philatéliques sont plutôt rares pour témoigner de cette grève. Seules quelques agences privées ayant acheminé le courrier.

La grève en mai

Toutefois aucune des promesses du gouvernement Clemenceau ne fut tenue : 47 télégraphistes et ouvriers des lignes furent suspendus, 7 dirigeants syndicaux révoqués. Tant et si bien que le 11 mai, la grève fut de nouveau déclarée mais la masse des postiers, le Central télégraphique même, ne suivirent pas le mot d’ordre. Le gouvernement – soutenu par la presse et la population – à alors recours à l’armée pour remplacer les postiers pour pallier la paralysie du service postal. Certains sont révoqués, 228 le 12 mai, 313, le 15, au total 805 d’entre eux le furent. L’échec d’une motion contre le gouvernement à la Chambre des députés déposée par l’opposition socialiste puis d’un appel à la grève générale lancée par la CGT menèrent le mouvement à sa fin, prononcée en assemblée générale le 21 mai.

Comme en mars, on a voulu malgré la grève acheminer le courrier. Cette fois, ce sont les chambres de commerces qui mirent en place ce service pour les lettres commerciales, avec l’accord du gouvernement.

Ce service a fonctionné jusqu’au 18 mai, essentiellement de Paris vers la province, attesté par les tampons des chambres de Commerce, apposés au départ ou à l’arrivée qui oblitéraient leurs correspondances grâce aux cachets de la chambre de commerce mais aussi avec le matériel postal des postiers non grévistes.

La Chambre de commerce d’Amiens émit des vignettes spéciales, imprimées par l’imprimerie Yvert sur commande de la Chambre de Commerce durant la grève du 13 au 18 mai 1909. Elle étaient imprimées en feuille de 25 vignettes.

Amiens 1909Ces vignettes à 10 c servaient à compenser les frais de la Chambre de Commerce. Le courrier fut le plus souvent acheminé vers Paris et est resté peu commun. Parfois cependant, il fut directement acheminé pour l’étranger. Ainsi en est il de cette lettre ci dessous où on voit cette vignette naturellement accompagnée de notre semeuse bleue.

Affranchissement pour l’étranger à 25 c 15 mai 1909, Amiens à Dresde

Amiens 1909 : lettre

Bibliographie

Christian Henrisey,  Postiers en grève 1906-1909, 1995 – 267p
http://www.timbro.fr/fr/greves/5428-greve-de-1909-amiens.html
http://www.postiers.net/t2122-institut-dhistoire-sociale-greve-des-postiers-en-1909
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ves_des_PTT

Usages de la taxe de recommandation : carte postale, journaux

Au moment de son émission en juin 1907, ce timbre fut utilisé à l’affranchissement de la taxe de recommandation fixée à 25 centimes depuis le 16 janvier 1879 pour le chargement ou la recommandation des objets de toute nature circulant par la poste, à l’intérieur de la France et de l’Algérie, car d’après la loi du 25 janvier 1873 autorisant la recommandation, « le public est admis à recommander les lettres, les cartes postales, les échantillons, les papiers de commerce et d’affaire, les journaux, les imprimés et généralement tous les objets rentrant dans le monopole de la poste, ou dont le transport peut lui être confié en vertu des lois en vigueur ».. Ce tarif dura jusqu’au 31 mars 1920.

L’intention de recommandation est donnée par l’apposition d’une griffe « R » encadré, obligatoire depuis le 16 mars 1895. Depuis le 16 janvier 1879, le droit fixe de recommandation des lettres était de 25 centimes.

Voir notre page  : https://semeuse25cbleu.net/usages-pour-linterieur-2/lettres-et-autres-objets-recommandes/

A côté des lettres et échantillons ou papiers d’affaire, certains objets sont peu communs :

Cartes postales

Recommandation des cartes postales à 35 c
Carte postale recommandée : Béziers, 18 mars 1910

CP Recommandée

Port : 10 c.
Taxe de recommandation : 25 c

Journaux

Recommandation des journaux à 25 c
27  septembre 1915, affranchissement des journaux recommandés à 30 c

le temps timbres.png

Le temps recommandé.png

journaux premier échelon à 5c
taxe de recommandation à 25 c

Tarif intérieur transitoire d’Alsace Lorraine

Au moment où, à la fin de le Première Guerre mondiale, les départements d’Alsace et de Moselle sont redevenus français, on a maintenu transitoirement un tarif postal spécifique du 15 décembre 1918 au 15 juillet 1919. Il s’agissait d’une adaptation en francs du tarif postal allemand du 1er octobre 1918. A cette date (15 décembre 1918), on a appliqué en Alsace et en Moselle le tarif postal français du 1er mai 1910 pour les relations postales avec l’étranger. Pour les relations avec l’Allemagne cependant, depuis ces départements, c’est le tarif intérieur qui prévalait.

Ce que l’on retrouve dans le tableau ci dessous pour la lettre simple :

tarif interieur AL

 

On voit que les tarifs intérieurs d’Alsace Lorraine et le tarif allemand sont alignés à partir du 15 décembre sur le tarif allemand, sur la base d’un pfennig pour un centime. Notons aussi que les tarifs allemands distinguent deux rayons, l’un de bureau à bureau dans la même ville nommé ici « local », l’autre, en dehors de ce rayon. Cette distinction avait aussi existé en France, mais elle avait été supprimée en 1878… alors que l’Alsace et la Moselle étaient alors dans l’Empire allemand. Cependant, les envois étaient limités aux lettres et cartes simples, recommandées ou par exprès et aux imprimés et correspondances commerciales.

Par ailleurs, la taxe d’exprès qui était suspendue en France existait bien en Allemagne. Elle était de 25 pf, elle passa à 25c. Ainsi, une lettre de correspondance commerciale au deuxième échelon envoyée en exprès serait impossible en France à cette date (exprès suspendu) mais possible en Alsace, au tarif de 25c (2ème échelon de poids) + 25 c d’exprès.

C’est cette composition que nous retrouvons ici :

alsace moselle.png

Strasbourg, 11 juillet 1919, lettre commerciale affranchie à 50c
  • Lettre (correspondance commerciale) : 25c
  • Taxe d’exprès (durch Eilboten) : 25c

Bibliographie

ALSACE-LORRAINE 1918-1920, Tarifs et règlements postaux de Robert Abensur, 1995, édité par la SPAL

SP 524 : une trace de la présence française à Sofia, Bulgarie, en 1922

Après l’armistice du 23 septembre 1918 avec les Bulgares, puis un peu plus tard avec  les ottomans et les hongrois, les armées françaises ont été déployées de la Croatie à l’Asie mineure, via la Hongrie, la Bulgarie, la Turquie d’Europe. Après le conflit, des instances interalliées ont été créées pour s’efforcer d’organiser la paix, à la suite de la Conférence de la pays de Paris. Un Comité militaire allié de Versailles (CMAV) organisa alors des Commissions militaires interalliées de contrôle (C.M.I.C.), envoyées dans tous les pays vaincus, en vertu de l’article 203 du traité de Versailles, pour veiller à l’application des clauses militaires des cinq traités de la Paix :

  • celui de Versailles avec l’Allemagne (28 juin 1919)
  • de Saint-Germain-en-Laye avec l’Autriche (10 septembre 1919)
  • de Neuilly avec la Bulgarie (27 novembre 1919)
  • de Trianon avec la Hongrie (4 juin 1920)
  • de Sèvres avec l’Empire ottoman (20 août 1920)

Ces CMIC fonctionnèrent jusqu’au 28 février 1927 pour l’Allemagne, jusqu’au 31 mars 1927 pour la Hongrie, jusqu’au 1er juin 1927 pour la Bulgarie. La révision des traités concernant l’Empire Ottoman et la naissance de la Turquie avait donné un statut particulier à la commission chargée d’appliquer le traité de Sèvres.

Parallèlement à cela, des troupes restèrent présentes dans les territoires concernés, jusqu’en 1923 pour Constantinople et Smyrne (le bureau est de Smyrne fonctionna entre juin 1920 et le 1er mai 1923 en tant que secteur postal Trésor et Postes 528, ouvert aux civils. Après le 1er mai 1923 et jusqu’à la fermeture du bureau les timbres furent annulés par une griffe « Postes françaises à SMYRNE ».).

Ailleurs, suivant les troupes, de nouveaux secteurs postaux avaient vu le jour. Pour autant, certains furent repris à l’ancienne série des 500.

Carte postale 1 er avril 1922, tarif UPU 30 c cachet du SP 524 à Sofia.

524 sofia

Ainsi, le SP 513 A correspondait il à la division d’infanterie coloniale en place en Bulgarie. Le SP 524 était à Sofia même. Le SP 520 correspondait à la base de Temeswar (Timsoara aujourd’hui), alors que le 520 B était à Arad, toujours en Roumanie. Plus connu, le 528 était à Smyrne (Turquie), alors que le 528 A était à Constantza (Roumanie). Pour finir, le 530 correspondait à Makri-keuy (Makrikoy – périphérie ouest d’Istanbul et le 530 B à Hadim-keuy (Hadimköy aujourd’hui, nord ouest d’Istanbul).

Reconstitution des secteurs postaux Région Edessa – Monastir (1917-1918)

Secteurs postaux front d'orient Région de Monastir-EdessaOn pourra retrouver le descriptif des secteurs postaux, avec le moment de leur présence sur cette page : https://semeuse25cbleu.net/miscellanees/larmee-dorient/

La brève existence du secteur postal de Constantinople 509 A

L’Occupation de Constantinople (12 novembre 1918 23 septembre 1923) correspondit à l’occupation de la capitale de l’Empire Ottoman par les forces britanniques, françaises et italienes, conformément à l’Armistice de Moudros, qui mit fin à la participation ottomane à la Première Guerre mondiale. Les premiers soldats Français entrèrent dans la ville le 12 novembre 1918, suivis par les troupes britanniques le lendemain. Les troupes italiennes débarquèrent à Galata le 7 février 1919.

On peut diviser cette occupation en deux temps : l’occupation initiale qui s’est déroulée conformément à l’Armistice du 12 novembre 1918 au 16 mars 1920 ; puis, à partir du 16 mars 1920, en conformité avec le traité de Sèvres. Le traité de Lausanne, signé le 24 juillet 1923, mit un terme à cette occupation. Les dernières troupes alliées quittèrent la ville le 23 septembre 1923. Les premières troupes turques y entrèrent le 6 octobre 1923. Les troupes alliées occupaient zones basées sur les sections de Constantinople et mirent en place une administration militaire alliée dès début de décembre 1918. Le courrier a d’abord été expédié par la poste navale, puis à partir du 6 février 1919, un bureau militaire fut entièrement dédié aux envois civils. Il s’agissait du 509 A. En mai 1919 le secteur postal 506 à Galata, attribué auparavant à Moudros (île de Lemnos) fut créé à Istanbul et vint remplacer ce 509 A. Deux autres bureaux annexes furent ouverts à Istanbul : le 16 juin 1919, un bureau 506 B à Stamboul et à partir de décembre 1921 un 506 C à Pera.

Constantinople = 509 A

Ouvert à partir du 6 février 1919, ce bureau 509A fonctionna jusqu’en mai 1919 : ce secteur postal de Constantinople n’eut donc que trois mois d’existence.

509A

Lettre recommandée du 7 mars 1919, de Constantinople pour Paris,
tarif UPU à 50c représenté par deux semeuses 25 c

 

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